
Une nouvelle collaboration avec Anne-Sophie Turion.
Nous participerons au concours DANSE ÉLARGIE au Théâtre de la Ville à Paris le 17 et 18 Juin 2012 avec notre projet Les Maîtres. Pour en savoir plus.
Scénographie des portes ouvertes de l'École nationale supérieur des Arts Décoratifs
Lieu : ENSAD, 31 rue d'Ulm 75005 Paris
Date : 27 et 28 janvier 2012
Scénographie de Pia de Compiègne et Victor Melchy
Assistés de Benoît Julienne et Calamar
Design Graphique : Tristan Maillet et Marco Maione
Le projet :
Un grand comptoir accueille les visiteurs, des dalles d'un mètre carré en bois gravé flottent au-dessus du sol, représentant les douze secteurs de l'ENSAD.
La scénographie introduit la signalétique conçue spécialement pour l'évènement. Ce damier est éclairé par un nuage de globes. Des idées suspendues au-dessus de chaque secteur. Sur le mur incurvé un planisphère et une carte de Paris présentent les écoles partenaires.
Matériaux: Trois-ply de sapin, contreplaqué, câble gainé tissu et globes
L'idée du damier est ré-interpretée dans l'amphithéâtre accueillant cette fois-ci les meilleurs travaux d'élèves, récompensés par des prix ou développés dans le cadre des partenariats. Une légère inclinaison pour les photographies de Benjamin Klintoe. Le film d'animation de Léonard Cohen est mit en abime sur les quatre faces d'un cube. Une disposition pyramidale, écho au podium pour présenter les trophées de Anaïs di Luccio etc ...
Matériaux : Trois-ply de sapin, plexiglass
En levant la tête le visiteur découvre une installation qui se déploie sur 15 mètres de haut dans l'artère principale de l'école ; le grand escalier. Les outils et les travaux de tous les secteurs et les ateliers de l'ENSAD décollent d'une table suspendue au-dessus de leur tête. Visible à chaque palier, cette tornade d'objets, de dessins, de matières et d'outils offre aux visiteurs une vision peut-être plus juste de l'école, juxtaposée aux salles de classe rendues hors service lors de ses journées portes ouvertes.
Matériaux : aluminium, élingue, contreplaqué, récupération divers.

Ring Saga
Richard Wagner : L’Anneau du NibelungProduction T&M-Paris, Casa da Musica
Coproduction Les Théâtres de la Ville de Luxembourg, Réseau Varèse (subventionné par le Programme Culture de la Commission Européenne), Cité de la Musique, Festival Musica-Strasbourg et le Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, Scène nationale.
La 39ème édition du Festival d'Automne à Paris
Médiation culturelle pour le projet Cours de Re-CréationCette année j'ai eu l'occasion, avec Sarah Clément Colas, d'encadrer la 7e édition du projet Cour de Re-création, une action pédagogique organisée par Le Festival d’Automne à Paris .
Vingt-quatre classes d’école maternelle, élémentaire, collège ainsi que des jeunes de 13 à 20 ans ont visité l’installation Scratching on things I could disavow: A history of art in the Arab world de Walid Raad au CENTQUATRE. Quelques jours suivant la visite de l'exposition, chacune des classes ont était invités à la présenter à un auditoire d'une classe différente avant qu'elle ne soit visité par celle-ci. Une formalisation libre à travers textes, dessins, photos, vidéos et performances servent à transmettre et communiquer la mémoire et les traces laissées par leur vision des œuvres.
Suite a ses rencontres nous avons conçu un projet d'édition pour témoigner de ce projet.
Deux expositions ont eu lieu pour clôturer le projet ; une au musée Louvre (30 mai au 10 juin, 2011) et l'autre à la Maison du geste et de l'image (26 mai au 1e juin, 2011). Le catalogue d'exposition et son audioguide regroupant les oeuvres de ses jeunes artistes émergents est leurs témoignages à été édité par le Festival d'Automne à Paris.
Exposition au CENTQUATRE, Paris Depuis 2007, Walid Raad a engagé une recherche et un projet artistique autour de l’histoire de l’art moderne et contemporain dans le monde arabe intitulé Scratching on things I could disavow: A history of art in the Arab world. Walid Raad y explore la récente émergence d’un nouveau type d’infrastructures pour les arts visuels au Moyen-Orient, et plus particulièrement dans les pays du Golfe. Dans un contexte où le tourisme culturel est devenu un instrument de croissance et de pouvoir économique, le projet de Walid Raad s’interroge sur les dimensions idéologiques, économiques et politiques du phénomène et se demande de quelle façon la culture et les traditions du monde arabe ont été affectées physiquement et virtuellement du fait des bouleversements générés par les guerres imputables aux pouvoirs locaux et aux puissances internationales. L’exposition s’appuie sur les recherches menées au cours des quinze dernières années par L’Atlas Group, structure-concept au sein de laquelle Walid Raad a examiné et documenté les conditions sociales, politiques, psychologiques et esthétiques des conflits libanais.
Installation performance avec Anne-Sophie Turion.
Ce projet a été présenté dans le cadre de la 3ème édition du festival Ciné-Ménilmontant et du festival Et 20 l'Été le 18 Juin 2011.
Qu’y a-t-il derrière les façades des immeubles qui entourent la Place Maurice Chevalier ? Un dispositif sonore orchestré en direct sera une fenêtre entrouverte sur la cuisine de Mr Rauck APT 2B, la bibliothèque de Mme Pezec 6eme étage droite… (Extrait du programme)
Avec la participation de: M. Ayan, Melvyn Bonnaffé, Pierre-Yves Chapalain, Gabrielle Chevrillon, Léa Drucker, la famille Galleti, la famille Greblo, Jean-Christophe Huc, Alice Huculus, Fermin Juarez et Martin Oliva, la fanfare des Lapins Superstars, Raphaëlle Kippen, le père Pimpaneau, Jean-Michel Ribes.
Mixage: Guillaume Serpereau
Régie: Stéphane Phineau
Bande son du dispositif (24") :
Un travail réalisé in-situ avec les habitants de la place Maurice Chevalier, qui décrivent aux spectateurs leur appartements, par le seul biais de leur interphone.
Les spectateurs, installés aux pieds des immeubles de la place, sont au centre du dispositif sonore: par les différentes enceintes disposées autour du parvis lui parviennent les témoignages dispersés des habitants. En voici un qui émerge à gauche, tandis qu'un autre, en haut à droite, lui fait écho. Une voix nous parvient de derrière semblant toute proche. D'autres doivent venir de plus loin, d'une rue adjacente peut-être…
Disséminée dans les rues qui entourent la place, le spectateur attentif aperçoit une petite équipe de techniciens. Au rythme des différentes prises de parole, ils vont d'une rue à l'autre, se postant en bas de certains immeubles, casque sur les oreilles et micro tendu vers l'interphone.
Se laissant parfois guider par la provenance du son ou par les "indices" donnés dans certaines descriptions, le spectateur laisse naviguer son regard sur les façades qui l'entourent et, de temps à autre, aperçoit à travers certaines fenêtres des lumières qui s'allument et s'éteignent, des objets, des couleurs, des silhouettes qui semblent suggérer de possibles correspondances entre le vu, ou plutôt l'entrevu, et l'entendu. Il peut multiplier les parcours, le long des étages, de fenêtre en fenêtre, d'immeuble en immeuble, et de rue en rue.
L'objectif essentiel de notre intervention a été de mettre en place un espace d'écoute et d'observation de la ville.Par le biais de ces interlocuteurs sans visage et des espaces qu'ils nous donnent à imaginer, la place devient un lieu privilégié pour mettre en scène l'entrecroisement de toutes ces existences simultanées, séparées parfois par une simple cloison, un étage ou un couloir.
À l'origine du projet :
Ce projet a commencé avec l’envie d’expérimenter l’espace urbain à travers une mise en situation contraignante... Nous avons commencé à quadriller plusieurs quartiers parisiens en inventant notre propre règle du jeu: récolter des témoignages d’habitants en les interviewant par le seul biais de leur interphone.
L’interphone nous a intéressé parce qu’il est un point d’intersection entre l’espace public (le hall d’immeuble ou la rue, environnements directs du haut-parleur de l’interphone) et l’espace privé (l’appartement décrit, auquel on ne peut avoir accès physiquement).́
Au fil de ces discussions aveugles, nous amenions ces habitants à décrire leur environnement immédiat (la disposition de l’espace, les objets, la vue, les images accrochées aux murs et ainsi de suite). Par les bribes d’intimité qu’ils nous ont laissé entrevoir, se dressait progressivement une série de portraits.
Ces situations de dialogue, dont nous avions commencé à expérimenter les contraintes et les possibilités, ont servis de point de départ au dispositif que nous avons mis en place.
En présentant ce projet dans le cadre d’une manifestation en extérieur et dans l’espace urbain, notre questionnement de départ est devenu enjeu: comment mettre en scène le frottement de l’espace privé - voir intime - avec l’espace de la ville?
Extraits des "interviews par interphone’’ effectuées en décembre 2010 :
HÔTEL DACIA
En ce moment je collabore avec Anaïs Albar pour un projet de chambre d'hôtel.
Sur sept étages, chaque série de chambre a son propre univers. À la gouache, j'évoque un paysage. On discute beaucoup. Anaïs viendra intervenir en dessin dessus. Quand la composition sera trouvée elle sera reproduite sur le mur de fond des chambres au 4e étage.
Voici quelques essais. Avril 2011
Le radeau de la méduse
Les élèves du Lycée Théophile Gauthier ont reconstitués Le Radeau de la Méduse de Théodore Géricault.
Une visite au Musée du Louvre permet de faire quelques croquis et de discuter face à l'œuvre. Puis les élèves ont utilisé ces documents et leur souvenir collectif pour reconstituer le tableau.
Le workshop a été crée d'après une invitation de la part de la CASNAV de Paris (Centre Académique pour la Scolarisation des Nouveaux Arrivants et des enfants du Voyage de l'académie de Paris) et Marlène Foucault-Legeai, professeur de français.
Scénographie - Théatre
Les Villes Invisibles de Italo Calvino
Maquette au 1/25ème.
Un jardin scénique où se croisent les récits de villes invisibles. Les spectateurs sont invités à déambuler dans les creux et replis du jardin pour écouter les constructions mentales du texte d'Italo Calvino.
La voix sourde et étouffée de Marco Polo murmure de l’autre coté de la paroi. On se déplace pour mieux l’entendre. On ne sait pas bien si elle nous est adressée directement, nous qui nous trouvons à cet instant à cet endroit précis, ou bien, si elle est destinée aux autres spectateurs de la salle aussi. Cette voix nous raconte une ville impossible que l’on reconnaît sans pouvoir précisément s’en faire une image. Elle rebondi sur la paroi incurvée, elle vibre à travers le plafond, on ne sait pas bien s’il faut la suivre ou au contraire se laisser happer par une autre qui se manifeste plus loin. L’image qui se crée dans notre esprit se superpose au lieu où nous nous trouvions. Puis on saisit çà et la un mot, une seule bribe suffit a nous propulser a nouveau dans une ville. La voix se mêle aux autres récits. Elle nous emmène avec elle, puis nous lâche.
Cette scénographie n’a pas comme rôle de substituer des nouvelles images à l’imaginaire de l’auteur, mais de restituer un lieu d’écoute qui permet un nombre infini de visions. C'est un jardin scénique qui accueille ces villes rêvées. Le regard du spectateur n’est pas figé, il est guidé à travers ce jardin pendant la durée du spectacle, un regard qui est partout et nulle part. Chacun y construit son propre paysage sonore.
Il s'agit d'un dispositif scénographique pour le théâtre. Les différents lieux ont tous étés conçus pour leur qualité acoustique. Des matériaux techniques ; réfléchissants ou absorbants et des formes spécifiques ; parabolique, ouvertes ou refermés, ont une influence directe sur la voix des comédiens et l'atmosphère que le spectateur perçoit.

Installation gonflante dans la cadre de l'exposition : "Faire son Deuil"
au CENTQUATRE, 104 rue Aubervillers, Paris 19e.
17 - 20 février 2009.
Le spectateur est invité à entrer dans un lieu évoquant un appartement. L'entrée est dégagée et des ouvertures dans les murs donnent un aperçu d’autres pièces sans pour autant permettre au visiteur d’y accéder. En effet, ces espaces ont déjà commencé à être envahis par de grosses masses noires qui gonflent à divers endroits et s’étendent de plus en plus. Bientôt l’espace dans lequel se trouve le spectateur commence lui aussi à être étouffé…Il a alors la sensation d’avoir pénétré l’espace intime de quelqu’un et d’assister à son dérèglement.
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